Pour mémoire: c’était en 1988, date de la première journée mondiale consacrée à la lutte contre le sida et la discrimination des porteurs du virus lors du Sommet des ministres de la santé sur les programmes de prévention du sida et entérinée immédiatement par l'OMS, c'était en 1988.
Or, 20 ans plus tard, non seulement la pandémie continue de se propager et de tuer, malgré des progrès scientifiques indéniables, mais elle continue aussi à discriminer et pas seulement dans le tiers monde comme on le croit trop souvent, mais ici, à côté de chez nous, qui plus est, parmi des membres de notre association.
L'une d'entre elle (personne) qui vient de subir cet inqualifiable méfait, souhaite publier son témoignage anonymement (protection de la sphère personnelle oblige!) dans notre journal. Ce qui sera chose faite, bien sûr, ci-dessous même et avec tout le soutient moral possible du comité de PVA GE et, nous en sommes convaincus, d'une très large partie de ses membres. Car, ne pas prendre fermement position contre de tels agissements et ne pas exprimer notre entière solidarité avec la victime serait renier la quintessence même de notre charte associative, et une part non négligeable de notre identité.
Pour le comité
Canular ? Jalousie ? Vengeance ?
Tout est possible.
HIV gravé en majuscule, au cutter ou que sais-je et sur votre boîte aux lettres, faut-il être sans scrupule, sans âme, sans rien pour oser…..
Celui qui fait ce geste n’a absolument que dal à perdre ! On en appelle aux génocides des juifs persécutés par les nazis et opprimé par des mesures tyranniques et cruelles…C’est sans commentaire… Et faut-il avoir fait quelque chose de « terrible » pour mériter cela en retour.
Voilà ce que j’ai vécu le mois dernier en relevant mon courrier.
Sympathique façon de vous souhaiter « Joyeuses Pâques ! ».
Alors je revois en boucle les semaines, les mois qui ont précédé ce geste et je me dis :
ai-je fais du tort à quelqu’un ?
Et je ne trouve pas.
Aussi je pense que la dite personne a été déstabilisée pour agir ainsi. Aurais-je été choisi pour victime afin de la libérer de sa colère, sa haine ?
Il y a pire comme expérience, certes ! Cependant, à l’heure d’aujourd’hui et 30 ans après la découverte du VIH, exclusion, jugement, stigmate existent encore. C’est pathétique !
Soyons solidaire dans la maladie car celle-ci n’a pas fini de dire son dernier mot…
Nous sommes debouts, la trithérapie comme support. Le VIH représente ma fois notre meilleur ou pire ennemi, c’est selon. Faut-il s’en trimbaler un autre ?